Il était une fois Cerbère dans les Pyrénées Orientales !

Il était une fois Cerbère dans les Pyrénées Orientales !

Il y a bien longtemps, la vallée de Cerbère était couverte de forêts et peuplée surtout d’animaux sauvages. Des écrits anciens de géographes grecs citent un lieu peuplé de cerfs “locus cervaria “, aux confins des Gaules. Pline le jeune évoquait aussi un vin délicieux qui lui rappelait celui produit par des provinces à l’ouest de Rome. On peut supposer qu’il s’agissait de l’ancêtre du Banyuls. Des mégalithes de la préhistoire, jusqu’à être habités de manière sédentaire au XIV° siècle, ces lieux ont toujours été fréquentés.

Appartenant,  autrefois, au territoire de Banyuls, sa crique n’était qu’un lieu de pêche parmi d’autres pour les banyulencs, qui y venaient quelques jours, poser leurs filets ou travailler leurs vignes sur les coteaux et, afin d’économiser le  temps et la fatigue du trajet, dormaient sur place dans des baraques sur la plage ou sur leurs terres.

La proximité avec l’Espagne a favorisé toutes sortes d’échanges, mais face à la contrebande qui devenait trop importante, la France chargea l’Administration Douanière de construire un poste frontière à Cerbère. Ce minuscule hameau, se trouva affublé d’un imposant immeuble des douanes digne d’une grande ville, que l’on peut voir encore aujourd’hui. La bâtisse était à la mesure du marché parallèle qu’il fallait éradiquer.

En 1876, grâce à la gare, Cerbère est en pleine croissance. C’est naturellement que ses habitants souhaitent alors s’affranchir de la tutelle Banyulencque. Cette démarcation donna  naissance à Cerbère en tant que village. L’acte officiel de la séparation entre ces deux communes fut édité en 1888.
Dominique Mitjavile, jusqu’alors adjoint du Maire de Banyuls, devient le premier Maire de la toute nouvelle “Commune de Cerbère” lors de la première élection communale du 15 juillet 1888.

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